Léonard Eyong, l'empereur du “Sakassoua"-g9infos

Sur tous les fronts depuis le début de sa carrière musicale, Léonard EYONG est en studio actuellement pour son nouveau morceau qui s’annonce volcanique. Cette fois-ci, le natif d’Oyem n’a pas loupé sa cible. Il s’attaque dans cette nouvelle plage musicale titrée “Désordre” à plusieurs hauts cadres politiques et administratifs d’Oyem qui dilapident leur argent dans la débauche sexuelle.

«J’estime que la prostitution des jeunes filles a évolué à Oyem du fait du comportement de certains hauts cadres. Ils entretiennent des relations sexuelles passagères avec les jeunes filles pour une somme de 2000 francs. La plupart d’entre eux n’ont pas de maisons, ils logent dans les hôtels».

Léonard n’est pas tendre avec ceux qu’il désigne comme responsables de la faillite de la jeunesse du chef-lieu du département du Woleu. Sa nouvelle sortie musicale s’annonce donc explosive, l’homme se présente désormais comme l’avocat féroce de sa ville natale.

Même s’il ne dispose que de son talent artistique pour dénoncer les abus,il compte toutefois en découdre avec les ennemis d’Oyem. « Ils ont de l’argent mais ils refusent d’investir pour le bien-être des populations», a déclaré l’empereur du “Sakassoua”.

L’annonce est donc passée, Léonard s’apprête à lâcher une bombe et bien dommage pour ses cibles car ils auraient été avertis. La bête de scène jette là les prémices d’un Été qui s’annonce électrique à Oyem.

L’artiste fustige également la gestion opaque de l’ensemble du département du Woleu. Selon lui, ce sont les mêmes individus qui gèrent les affaires courantes d’Oyem depuis près d’un demi-siècle pour des résultats qui ruinent cette cité perdue.

Personnalités puissantes et associations politique formées sur la base de clans ont pris en otage la localité. Cette opacité serait à l’origine des nombreuses divisions observées dans cette ville du septentrion.

Le vivre ensemble et l’harmonie sont aujourd’hui enfouies dans les profondeurs du fleuve Woleu. Léonard vient donc tendre la main aux filles et fils de sa localité afin de sauver tous ensemble les meubles pour que Oyem retrouve son éclat.

Malgré l’accumulation des années, la fougue de cet artiste à la silhouette élégante demeure imperturbable. Il compte venir faire table rase des comportements classiques et caducs de certains cadres politiques et administratifs d’une ville d’Oyem aujourd’hui en perte de vitesse.

Il y a de quoi s’inquiéter pour les indélicats désignés par l’empereur du “Sakassoua” car il aurait trouvé la formule magique pour stopper leurs sales besognes.

Pour l’heure, on croise les doigts en attendant la sortie de la tuerie qui viendra incontestablement souffler le chaud dans une ville d’Oyem plongée pour l’instant dans un climat polaire.

Arthur ASSEKO, Correspondant G9INFOS Woleu Ntem.

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