Le président Ali Bongo Ondimba

Cinquième pays africain producteur de pétrole, le Gabon a fait tourner son économie durant des années autour de l’or noir. Pendant quelques années, c’est-à-dire de 2009 à 2014, le pays a même joui d’une croissance économique tournante de 6% grâce à la production pétrolière.

Mais la demande du pétrole au marché mondial va dégringoler et avec elle les performances gabonaises. Les prévisions du Fonds Monétaire International sont loin d’être reluisantes pour le pays.

La chute du prix du pétrole a eu des répercussions sociales dramatiques notamment une forte hausse du chômage. Aujourd’hui, le taux avoisine 35%. Des compagnies pétrolières majeures ont procédé aux licenciements de masse. Le pétrole représente près de 40% des recettes du Gabon. La crise pétrolière a donc favorisé la fonte des réserves.

l’État gabonais a donc été contraint de serrer la ceinture et un certain nombre de prestations sociales et d’investissements publics ont été suspendues. Ces scissions dans les dépenses publiques ont entraîné une baisse de la demande intérieure et un ralentissement de la croissance dans les secteurs des services et des industries non extractives.

Dans ce contexte pétrolier morose, le pays n’a plus les moyens d’investir pour diversifier son économie. Entre 2009 et 2014,les cours du pétrole ont explosé, le prix du baril dépassant parfois les 150$.

Au cours de cette période, en 2012 lors de son premier mandat, Ali Bongo lance en grande pompe son Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE). Il doit permettre d’atteindre l’émergence d’ici 2025, grâce notamment à la diversification de l’économie. Plusieurs grands projets sont inaugurés comme la Zone économique spéciale de Nkok.

Plus de 1000 hectares, situés à 27 kilomètres de Libreville, censé accueillir des industries de transformation qui bénéficient d’un régime très favorable. Aujourd’hui, le bilan est plus que mitigé. Les espoirs d’atteindre l’émergence sont ruinés.

La situation socio-économique du pays s’est considérablement dégradée. Pour donc compenser ce cuisant échec, le régime de Libreville a opté pour la stratégie des dons, réduisant les populations aux vulgaires mendiants.

Englué dans une honte consécutive aux fausses promesses faites aux gabonais, le pouvoir tente de s’appuyer sur les propositions émises par la Banque mondiale. Elle a invité le Gabon à se rapprocher du secteur privé pour pouvoir développer d’autres filières, d’améliorer l’enseignement et de créer de nouvelles opportunités.

Pour y arriver, le pays doit se débarrasser de la corruption, sortir de la vision d’une économie de rente. Il faut également améliorer la fiscalité, et surtout assainir le climat des affaires pour donner envie à des investisseurs de s’engager au Gabon.

Aujourd’hui, le pays est classé 162 sur 189 pays dans le rapport sur le climat des affaires de la Banque Mondiale, d’après Doing Business.

Par Fredo Le Gaboma

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