L’annonce avait surpris le monde à l’époque.  Au cours de l’année 2019,la Norvège avait signé avec le Gabon à New York un accord exceptionnel et surtout inédit qui stipulait que le pays africain couvert de forêts se verrait payer pour ne pas déforester et ainsi réduire les émissions de carbone. Près de deux ans après un audit en bonne et due forme, le Gabon est devenu le premier Etat africain à être payé par des fonds internationaux.

Les fonds sont délivrés par l’initiative pour la forêt de l’Afrique centrale, un organisme lancé en 2015 par l’ONU, qui rassemble des pays d’Afrique et des bailleurs de fonds internationaux. La forêt d’Amazonie, d’Afrique équatoriale ou encore d’Indonésie sont de grands réservoirs de carbone. Les arbres et la végétation absorbent et en stockent des quantités massives. La communauté internationale est focalisée sur des zones très déforestées comme l’Amazonie, mais quid des bons élèves qui n’ont que peu déforesté, comme c’est le cas du Gabon ?

Ce contrat signé entre la Norvège et le Gabon paiera 10 dollars pour chaque tonne de carbone non émise, par rapport à la moyenne récente des émissions du pays. Si le Gabon poursuit ses efforts, il pourrait percevoir un montant maximal de 150 millions de dollars sur dix ans.

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