Le geste suicidaire est l’expression de souffrance profonde et de conviction d’impasse existentielle. C’est un langage des actes parmi les comportements auto- agressifs. Jeanne d’Arc Mbila, gendarmette âgée de 34 ans, promise à une belle carrière professionnelle vient d’écourter son séjour terrestre effroyablement en se suicidant. Dans une analyse menée sur le fil du rasoir, il serait judicieux de comprendre les mystères d’un suicide qu’on jugerait ambivalent et contradictoire.

Comprendre l’histoire macabre qui s’est produite dans les locaux du trésor public à Owendo nous impose une méthodologie bien cernée, c’est-à-dire s’enquérir des motifs qui ont conduit au drame et réalisé une autopsie approfondie des péripéties.

Une mort par suicide pousse l’opinion à s’interroger sur la part de responsabilité de la suicidée par rapport à l’acte posé. Le suicide questionne le sens de la vie, et Jeanne d’Arc Mbila, gendarmette âgée de 34 ans vient d’écourter la sienne en se suicidant. Plusieurs sources s’accordent à dire qu’elle aurait surpris son compagnon avec une autre femme.

Une scène qu’elle n’aurait pas supportée et pour donc alléger cette pénible épreuve, l’ultime solution a été le suicide ,qui se considère comme un évènement individuel et de l’ordre du mystère et qu’on ne pourra comprendre.

La matinée du 13 août a été celle de l’horreur et surtout de la psychose lorsque le retentissement d’un fusil à pompe a pris le monde de court.

C’est à son poste de travail au trésor public d’Owendo que la victime est passée à l’acte. Elle se serait donné la mort à l’aide de son arme de service et d’un seul coup à la tête. Au regard de la puissance de l’arme, les dégâts corporels sont sans appel.

Toutefois, une mort par suicide dit-on comme celle de Jeanne d’Arc Mbila nous impose une rigueur dans l’interprétation des faits afin de passer définitivement l’éponge sur des éventuelles équivoques pour une conclusion juste.

INTRIGUES ET DOUTES, L’HYPOTHÈSE D’UN MEURTRE MAQUILLÉ SURGIT

Ne jamais se fier aux apparences, c’est bien connu. La mort par suicide de Jeanne d’Arc Mbila nous plonge dans un marigot d’interrogations.

Que s’est-il réellement passé ce jour ? Comment la victime a pu se suicider avec une arme assez puissante sans être projetée car à y observer de près, on voit la victime bien assise ? Qui en voulait à cette femme dévouée ?

Sur le théâtre du drame, ce qui saute aux yeux, c’est le positionnement de l’arme. Les images distillées dans les réseaux sociaux montrent clairement la victime assise et l’arme entre les jambes, alors que dans ce genre de cas, elle devrait se trouver dans une position autre que celle-ci.

Et sans être expert en armes à  feu, on sait néanmoins que ce type de calibre dégage une pression sensée projeter la victime à une distance considérable.

Ce qui revient à dire que l’arme devrait se trouver en toute logique à quelques mètres de la victime. Nul besoin de s’inspirer de la célèbre émission les “Enquêtes Impossibles” pour comprendre que la scène est ornée d’une pléthore d’incohérences.

Les premiers relevés d’une scène de mort sont parfois trompeurs et ne correspondent pas toujours à la réalité, comme peut l’illustrer le drame qui nous interpelle aujourd’hui. Cette mort qui pourrait être suspecte est susceptible d’être la conséquence d’un crime maquillé en suicide.

Arthur ASSEKO

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