Accueil Education GABON : AUGMENTATION” SPECTACULAIRE” DES CAS DE PROSTITUTION AU COLLÈGE

GABON : AUGMENTATION” SPECTACULAIRE” DES CAS DE PROSTITUTION AU COLLÈGE

1547
0

Attiré par l’odeur de la misère et en général par l’insatiable désir de paraître, et d’argent , la prostitution s’invite plus fréquemment dans les lycées et collèges du Gabon. Le profil de ces élèves qui s’adonnent au plus vieux métier du monde est aussi divers que varié. Famille démunie, famille moyenne ou aisée, mais avec un seul dénominateur commun : le goût de l’argent facile. Qui devrait informer les élèves sur ce danger de la prostitution ?

Elles portent un uniforme et vont au collège. Mais en dehors des heures de cours, elles ont choisi de faire de leur corps un commerce. ” C’est par l’intermédiaire d’une camarade de classe que j’en suis arrivé à ce métier. Avant quand je partais au collège, j’avais des problèmes d’argent pour me nourrir. Souvent, je n’avais pas de transport,” explique Samantha, 16 ans, élève en classe de 3 ème au collège et lycée de Quaben. Le cas d’adolescentes pratiquant des actes sexuels pour se payer des objets ou des vêtements n’est pas méconnu. La société de consommation crée de plus en plus une frustration chez les jeunes. Cette frustration s’est accentuée avec les médias et réseaux sociaux. Les filles veulent porter des vêtements de grandes marques, des bijoux, posséder des téléphones haut de gamme.

Pointé du doigt, Internet favoriserait, pour sa part, la banalisation de la pornographie dans notre société et le culte de l’hyperconsommation. Mais l’arrivée de plus en plus de mineurs et de petites filles, souvent prisés par les hommes mûrs, dans le plus vieux métier du monde devrait donner l’alerte d’une pratique aux dangers protéiforme. Qui devrait informer les enfants sur ce danger de la prostitution en priorité ? Les parents. Le problème, c’est que les parents ne savent pas comment faire. Aux autorités gabonaises de lancer alors une campagne de sensibilisation pour lutter contre la prostitution en milieu scolaire. Il faut mettre à la disposition des équipes éducatives des fiches, des livres, jeux et jeux vidéos permettant de sensibiliser sur ce fléau.

En 2012, l’hebdomadaire Le Mbanja dénonçait déjà le phénomène de la prostitution en milieu scolaire. Interviewée, Solange Be Mengue, présidente de l’association des parents d’élèves de l’Immaculée conception, a précisé qu’il “s’agit de l’existence d’un réseau de prostitution, de proxénétisme, d’homosexualité, de drogue, de pratique ésotérique sur des jeunes filles et des jeunes garçons, qui se pratique dans notre pays, et dans lesquelles des élèves en cours de scolarisation, au nombre desquels, des très jeunes filles âgées de 14 à 18 ans sont plongées. Des compatriotes adultes, haut placés dans l’administration aussi bien publique que privée y seraient hautement impliqués et les y encourageraient.” Malheureusement, en dépit de ces dénonciations, chaque année, la liste des collégiennes et lycéennes qui se livrent à ce “commerce” dégradant du corps ne fait que s’allonger. Au grand plaisir des prédateurs sexuels.

Pierre Parfait Mbadinga

Crédit photo : Focus News Gabon

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Résoudre : *
50 ⁄ 25 =