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GABON : LA SUSPENSION ARBITRAIRE DE GHISLAIN MALANDA IRRITE LES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

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Les arrestations arbitraires des leaders syndicaux sont–elles devenues un sport habituel au Gabon ? C’est en tout cas, ce que dénoncent courageusement les organisations de la société civile, en lançant une “alerte internationale”. Éclairages.

Le 10 juillet au soir, Ghislain Malanda, le président du Syndicat des agents du ministère des Transports et de l’Aviation civile (SAMTAC) a été interpellé, pour avoir organisé un direct sur Facebook, dans lequel il a tenu des propos similaires à ceux de Jean Rémy Yama, sur l’état de santé d’Ali Bongo, insinuant la “mort” du président gabonais. Le même jour, au ministère des Transports et du Tourisme, une décision de suspension de ses fonctions de chef de service de la publication à la Direction générale de la Météorologie a été prononcée. Officiellement, il lui est reproché, entre autres, son “défaut de loyauté envers les institutions républicaines”, et sa “complicité à la propagation de fausses nouvelles et agissements intolérables qui altèrent la paix et la cohésion sociale”.

S’appuyant sur les valeurs de liberté et de justice, les organisations de la société civile dénoncent et s’alarment du climat général de répression de la liberté d’expression. Elles ont lancé hier une “alerte internationale”, en condamnant une “arrestation illégale” et un acte ignoble qui vise à terroriser et à intimider toutes les personnes critiques des dérives du règne totalitaire en place au Gabon”.

Dans le pays, on assiste ces dernières années à la multiplication irraisonnée d’interpellation de personnes qui dénoncent ouvertement l’abus de gouvernance. Les réels espaces d’informations et d’expressions libres sont sur internet, à travers quelques sites et les réseaux sociaux. Mais ces derniers sont également sous pression. La suspension de Ghislain Malanda, leader du SAMTAC, et généralement les poursuites des leaders syndicaux s’inscrivent dans un contexte d’étouffement des libertés publiques, peu rassurant.

Pierre Parfait Mbadinga

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