Intégrant le projet de modernisation de plusieurs centres de santé, à l’intérieur du pays, lancé par le ministère de la santé, la réfection, promise, du Centre Médical de Leconi(CML), s’est vite transformée en démolition totale, sans aucune autre alternative viable et conséquente. Chose qui n’a pas manqué de révolter plus d’un ressortissant des plateaux, criant ainsi au complot, et dénonçant le non respect de l’accord ficelé entre les populations, via les auxiliaires de commandement et le gouverneur de la province du Haut Ogooué, accompagné par le Directeur Régional de Santé (DRS).

LECONI, commune et chef lieu du département des plateaux, avec environ 6 milles âmes, 14 quartiers et 12 villages environnants, avait, jusqu’à il ya quelques jours, un centre santé, même là peu fonctionnel.

Vue du batiment détruit

Malheureusement, ce dernier a été mis au sol, rasé par des engins de l’entreprise commise pour la réfection, qui s’est finalement transformée en construction d’une nouvelle bâtis.

Au 21eme siècle, se faire soigner dans un hôpital moderne étant une exigence, la construction d’une nouvelle structure sanitaire est donc une action salutaire.

Seulement dans le cas de Leconi, certaines langues au sein de la population disent avoir été dupées car , selon ce qui leur avait été dit lors de la réunion avec le gouverneur de la province du Haut Ogooué, Jacques Denis Ntsanga, et le Directeur Régional de Santé, le Centre médical de Leconi, étant l’unique centre de santé public et fonctionnel, devrait subir une cure de jouvence et non être totalement démoli.

Rappelons que cette réunion, qui avait vu l’intervention du représentant de l’exécutif au niveau provincial, avait été convoquée consécutivement à l’opposition, unanimement, faite par la population, les chefs des quartiers et les élus locaux, quant-à la démolition de l’ancien Centre Médical pour la construction d’un autre, moderne, sur le même espace.

S’opposant à cette politique de démolition systématique des acquis historiques au profit de la modernisation, d’ailleurs pas mauvaise, les populations des plateaux, par leurs chefs, auraient proposé pour le même projet, de garder l’ancien CML pour qu’il serve à un autre usage, tout en mettant à disposition un espace vide et beaucoup plus grand pour abriter le nouvel hôpital.

Face à cette proposition intelligente et protectrice des acquis des populations, sachant qu’ “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”, le gouverneur aurait rassuré qu’il ne serait nullement question de démolir, mais plutôt de réhabiliter le CML afin de le rendre opérationnel.

Malgré cela, les vœux du peuple ont été balayés du révère de la main. Le CML a été rasé. Tous les bâtiments sont désormais à terre.

Cependant, conscientes du professionnalisme dans la livraison très tardive des chantiers dont font montre plusieurs entreprises, d’une part, et de la construction de plusieurs éléphants blancs dans ce pays, d’autres part, les populations des plateaux s’insurgent contre le fait qu’elles auraient été dupées par le gouverneur qui n’aurait pas respecté sa parole.

Le véritablement problème dans cette affaire est le “… où iront se faire soigner nos parents en cas de maladie pendant ce temps, sachant que dans tous nos villages, il n’existe aucun dispensaire fonctionnel?. Le seul recours qui existait étant désormais démoli “. Une interrogation des fils et filles des plateaux soucieux de la santé de leurs parents résidants à Leconi et ses environs.

C’est donc là, l’une des grosses inquiétudes actuelles du côté de la terre des tékés, peuple fidel au système Bongo-PDG au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle.

Surtout que le chantier de construction du nouvel hôpital n’a pas de détails réel pour son exécution ; la pancarte annonçant les travaux avec le plan 3D de la structure n’indiquant pas clairement les dates de début et de livraison comme l’exige la norme, surtout quand on sait que ce projet est mis sous la houlette de l’ AFD.

Ceci étant, entre réfection, démolition et reconstruction d’un nouvel hôpital, sans autre réel alternatif pour la prise en charge des malades pendant le temps d’exécution des travaux, les populations crient au complot contre elles, pensant que cette structure pourrait, si les travaux sont lancés et bien suivis, n’être livrée qu’en 2023 pour en faire un argument de campagne pour le candidat PDG.

Vivement que ce projet débute et soit exécuté dans les détails afin de contenter tout le monde, malgré le mal qui va désormais demeuré jusqu’à l’inauguration du futur nouvel hôpital départemental des plateaux.

Herman Lhynks

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