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INVESTIGATIONS : LE DÉFILÉ DES BARONS DE L’AJEV À LA DGR ET AU B2

Par le 15 novembre 2019 0 1369 Views

L’Association des jeunes émergents volontaires ( AJEV ), vit un véritable malaise et ce, suite à une série d’auditions dont deux de ses membres imminents ont fait l’objet cette semaine, au niveau de la Direction générale des recherches ( DGR ) et de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire ( B2 ), pour d’éventuelles malversations.

POURQUOI SONT-ILS ENTENDUS?

Fragilisés par des soupçons d’anomalies de gestion, de trucages ou de détournements de deniers publics, Renaud Allogho Akoue, l’ancien Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale ( CNAMGS ), et Ismaël Ondias Souna, l’ex Directeur Général de la Société équatoriale des mines, devaient s’expliquer.

Ils ont été auditionnés, à huis clos, par les enquêteurs de la DGR et du B2, rapportent plusieurs médias, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour ” abus de confiance “. Rien n’a filtré de l’audition de ces deux personnalités proches de l’ancien Directeur de Cabinet du Président de la République, Brice Laccruche Alihanga. À ce stade des investigations, le Procureur de la République, Olivier Nzahou, n’a fait aucun commentaire sur ces affaires. Mais il faut s’attendre à la multiplication des interprétations, des perquisitions aussi.

JUSTICE SÉLECTIVE

Parmi les réactions qui ont suivi ces auditions, de nombreux internautes dénoncent ce qu’ils considèrent comme un ” tri sélectif ” de la justice dans les affaires de détournements de fonds. ” Non à la justice de la Mafia ! “, peut-on lire sur Facebook.

Une chose, en effet, est de rendre la justice, et une autre chose est de le faire avec équité. Il n’y a pas de démocratie sans une justice juste, c’est à dire équitable. Il en découle que l’institution judiciaire doit comprendre que l’autorité est donné à la loi qui est la même pour tous. Si bien que dans son exercice, elle doit veiller à ce que cette même loi soit appliquée à tous et à chacun, dans les mêmes conditions.

” Il est inimaginable qu’au moment où les gabonais sont confrontés à la paupérisation galopante, des individus se permettent de détourner des montants à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, sans être inquiétés par la justice. S’il faut sanctionner les auteurs de malversations financières… qu’ils soient tous sanctionnés , sans exception “, lance un internaute, visiblement très remonté.

Pierre Parfait Mbadinga

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