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La peur des commerçants d’Awendjé et du rond-point de la Cité de la Démocratie

Par le 18 décembre 2018 0 428 Views

LIBREVILLE, 18 Déc. 2018 (G9infos)-De nombreux commerces ont été sommés de fermer leurs portes, mardi à Libreville, par les éléments de Force de police nationale, redoutant de nouveaux  actes de vandalisme  suite à une marche pacifique annoncée des travailleurs regroupés au sein de Dynamique unitaire (DU) vers la Primature, a constaté un journaliste de G9infos.

Il s’agit précisément des commerçants qui entourent le siège de Dynamique unitaire (DU) à Awendjé, dans le 4ème arrondissement de la commune de Libreville, et ceux du Rond-point de la Cité de la Démocratie, où était prévu le rassemblement.

En effet, dans ces deux carrefours, on pouvait voir un dispositif sécuritaire de Forces de police nationale déployé par le pouvoir pour empêcher la marche pacifique de ces travailleurs, lesquels revendiquant l’annulation des mesures d’austérité prises en juin dernier par le gouvernement.

Mais le plus impressionnant aura été celui de la Cité de la Démocratie eu égard aux policiers lourdement armés comme s’ils s’apprêtaient à affronter une milice contre le pays. Par conséquent, les commerçants installés aux alentours de ces deux lieux ne pouvaient pas alors exercer leurs activités comme à l’accoutumée, ayant encore les séquelles des violences postes-électorales qui ont fortement secoué le pays en 2016.

« Mais dans quel pays sommes-nous?», s’est interrogé un passant, se plaignant du fait que cette situation déplorable a privé tous ceux qui cherchaient à s’approvisionner auprès d’un boutiquier des produits de consommations courantes, tels que la recharge de ‘’flash’’.

« On nous a seulement dit de fermer, et moi je pas chercher à comprendre j’ai fermé mon magasin, on nous a dit que il y a une grève des travailleurs », a dit un commerçant Mauritanien à Awendjé.

« En tant que citoyen, je me dis que ce n’est pas normale, et je me mets  aussi dans la peau de ces commerçants qui se disent qu’ils vont encore casser comme en 2016.  C’est un climat qui ne plaît pas, déjà devant moi il y a deux Berlier», a indiqué pour sa part, un riverain.

La colère de bon nombre de “Librevillois” était de mise. Quant aux tenanciers de boutiques, supermarchés, bars, et autres petits détaillants, ils ont déploré le manque à gagner dans leurs activités respectives.

Par WAN

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