Le compte à rebours est d’ors et déjà lancé, et les protagonistes sensés animer le prochain scrutin présidentiel sont dans des calculs politiques les plus ambivalents et contradictoires.

Du côté de l’opposition, c’est le flou qui prédomine, même si Barro Chambrier semble avoir pris de l’avance sur un Jean Ping isolé et surtout affaibli.

Toutefois, cette vieille figure de la politique gabonaise est encore loin d’avoir abdiquer. Et allons-y savoir si Barro Chambrier fera profil bas devant ce seul véritable opposant à Ali Bongo Ondimba encore en activité.

Chambrier ou Ping,au moment venu,le choix s’imposera aux gabonais. Pour l’heure, chacun des potentiels challengers pour la présidentielle de 2023 campent surtout sur ses forces du moment.

Toutefois, Jean Ping, même affaibli suite aux nombreux départs enregistrés dans les rangs de la Coalition pour la Nouvelle République dispose toujours des soutiens importants notamment celui de la diaspora, de celui de plusieurs autres personnalités politiques et de la société civile puis de certains partis politiques.

Cet ancien Président de la Commission de l’Union Africaine continue de bénéficier d’un électorat loin des moindres.

Celui qui persiste à réclamer sa victoire de 2016 avait fait forte impression en repoussant son adversaire de l’époque, Ali Bongo dans ses derniers retranchements.

Jean Ping avait recueilli en 2016 près de 47,24% des voix.

Ce gigantesque palmarès l’octroie toujours un statut, celui de principal leader de l’opposition gabonaise. Une hégémonie que tente de mettre à mal le désormais fougueux Alexandre Barro Chambrier.

Bien en pôle pour occuper les starting-blocks en vue de la présidentielle, ABC pourra-t-il se passer de Jean Ping ?

L’interrogation reste légitime et très pertinente car les personnalités politiques qui animent l’opposition depuis 1990 brillent toujours de par leur imprévisibilité sans cesse renouvelée.

Et foncer tête baissée pourrait constituer une alternative pour le Président du Rassemblement pour la Partie et la Modernité, mais prudence car les conséquences ont toujours été irréversibles.

Si une partie de l’opinion gabonaise estime aujourd’hui que Hugues Barro Chambrier, plus jeune ferait bien l’affaire au détriment de Jean Ping plus vieillissant, la dure réalité des élections au Gabon exige toujours à l’opposition une solidité de ses bases.

“Il ne sera pas impossible de voir Chambrier et Ping se lancer dans le scrutin d’entrée avant de former une coalition au deuxième tour”, confiait un analyste politique.

Et d’ajouter, “ Les deux ont intérêt à s’entendre sur la stratégie car le peuple ne veut plus de la routine politique gabonais politique instaurée par le pouvoir et l’opposition depuis le retour au multipartisme en 1990″.

Deux ans suffisent alors à ces deux personnalités de méditer sur l’adage qui dit :“ l’union fait la force”.

Par Arthur ASSEKO

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