Un mini séisme secouerait le palais du bord de mer à deux ans seulement du scrutin présidentiel. Le limogeage très étonnant de Noureddin Bongo Valentin de la haute et prestigieuse fonction de coordinateur général des affaires présidentielles révélerait un profond malaise existant et qui serait consécutif aux ambitions présidentielles très poignantes du fils d’Ali Bongo Ondimba.

UNE GUERRE DE TRANCHÉES ENTRE ALI BONGO ET SON FILS ?

Très pointu, l’activiste gabonais Jonas Moulenda exilé en France depuis plusieurs années déjà a réalisé un live sur sa page Facebook dans la nuit du 20 au 21 septembre 2021.

Un direct très enrichissant, essentiellement basé sur l’éviction de Noureddin Bongo du poste de Coordinateur général des affaires présidentielles. Dans ce poste, l’activiste donne avec une certitude débordante les raisons d’un limogeage inattendu par l’opinion.

Rappelons qu’Ali Bongo avait fait appel à son fils pour l’épauler dans sa tâche présidentielle en le nommant Coordinateur général des affaires présidentielles le 05 décembre 2019. Cette fonction a permis à son fils aîné de prendre les rênes du palais après la chute de Brice Laccruche Alihanga.

Deux ans seulement après son arrivée au palais, se sentant prêt pour la fonction présidentielle, Noureddin Bongo Valentin, poussé dans l’ombre par sa mère Sylvia aurait fait part à son géniteur de ses ambitions de pouvoir.

Estomaqué par une révélation inattendue et surtout incompréhensible, Ali Bongo aurait donc décidé de retirer le poste à son fils et les pleins pouvoirs dont il jouissait déjà, pouvait-on comprendre dans le live de l’ancien rédacteur de l’hebdomadaire Échos du Nord.

La même source indique que le chef de l’État aurait mis officieusement fin aux différents mouvements associatifs dévoués à sa cause. Et Sylvia dont on soupçonnait déjà depuis quelques temps, de tirer en toute discrétion les ficelles dans la prise de décisions politiques du pays se serait elle aussi fait recadrer par son époux visiblement très déçu et inquiet.

L’éviction de Noureddin qui a été remis à la disposition de son administration d’origine resterait une stratégie purement politique qui aurait pour but unique pour Ali Bongo d’assurer ses arrières étrangement très convoitées par sa progéniture

L’ETAT DE SANTÉ D’ALI BONGO,UN SUJET À CONTROVERSE QUE LA MÈRE ET LE FILS SOUHAITERAIENT EXPLOITER ?

L’état de santé du Président de la République suscite toujours des remous, notamment dans les rangs de l’opposition dite radicale.

Et si les révélations faites par Jonas Moulenda s’avèrent être fondées, on déduirait alors que même en interne, Ali Bongo ne ferait plus l’affaire. Voilà ce qui justifierait donc l’excitation d’un fils audacieux et surtout envieux qui se reste à l’écoute d’une mère qui ne se fixerait pas de limites.

La politique peut surprendre et reste imprévisible. Le clash entre le père et le fils qui formerait un duo redoutable avec sa mère serait donc ouvert au palais du bord de mer.

Curieusement, les adversaires politiques les plus aguerris d’Ali Bongo ne seraient donc pas dehors mais plutôt dans son propre luxueux bureau de la présidence de la République.

Contrairement à ce que l’opinion semble déjà entériner aujourd’hui, l’échéance de 2023 risquerait d’être plus mouvementée et indécise que les précédentes. Toutefois, cette famille en apparence très complice dispose encore de temps pour essayer d’éteindre l’étincelle qui pourrait mettre le feu au poudre.

Par Fredo Le Gaboma

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