Alexandre Barro Chambrier/Prétendant très sérieux pour 2023.

Plus que deux ans avant la présidentielle et les tractations ont bel et bien commencé dans les différents états-majors politiques qui aspirent à la magistrature suprême. Même si aucune personnalité d’envergure n’a encore réellement dévoilé ses ambitions, Alexandre Barro Chambrier lui semble avoir débuté sa précampagne.

L’année 2009 a sans doute été une période charnière pour l’histoire politique du Gabon. L’élection présidentielle anticipée de cette année avait suscité une forte adhésion de la part de la classe politique du pays notamment celle de l’opposition car c’était là, l’occasion de parvenir à une alternance au sommet de l’État.

Les échecs répétés d’André Mba Obame et de Jean Ping face à Ali Bongo semblent avoir hypothéqué sérieusement toutes chances d’occuper le fauteuil présidentiel. En vue de l’échéance à venir, Barro Chambrier très affûté, nourrit les ambitions très élevées et est prêt à tout pour empêcher à Ali Bongo de décrocher un troisième septennat consécutif.

Qu’espère réellement Alexandre  Barro Chambrier?

Témoin vivant des cauchemars de 2009 et de 2016, Hugues Barro Chambrier détiendrait-il la formule magique susceptible de le propulser au palais du bord de mer en 2023?

Aujourd’hui, l’homme d’Onzangué est le seul à garder le précieux secret, s’il n’en existe d’ailleurs. Dans tous les cas, le Président du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité aura des difficultés à convaincre un peuple qui estime avoir été trahi et surtout essoufflé par les batailles précédentes.

Entre 2009 et 2021, l’eau a coulé sous le pont et le chef de l’État actuel s’est davantage enraciné et le champs politique actuel plaide incontestablement en sa faveur. L’opposition est en proie à une hécatombe de défections et son manque d’unité continue à plomber ses projets présidentiels.

Rappelons également que cette opposition n’a vraiment jamais su tirer son épingle du jeu d’un dispositif électoral contesté et surtout contestable aux yeux de l’opinion.

Alors, face avec autant de handicaps et à côté d’un peuple qui abdique chaque jour, on serait tenté de connaître ce qui motive ABC.

Au-delà de la compétence, il faut surtout de la détermination pour faire plus que de rêver à la plus prestigieuse fonction de la République. Alors, avançons tous ensemble vers 2023 et accordons le bénéfice du doute à ABC visiblement surchauffé à bloc.

Arthur ASSEKO

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