Comme dans plusieurs pays du monde, un gouvernement se nomme pour servir les intérêts de l’État et agir de façon coordonnée et constructive pour le développement du pays. Ce, sous l’impulsion du président de la République, chef de l’État et la supervision du premier ministre chef du gouvernement.
L’équipe ministérielle nommée est appelée à collaborer dans l’intérêt de la République et pour le bien du peuple qu’elle est doit servir et non s’en servir.

Un gouvernement peut être nommé et remanié à plusieurs reprises au cours d’un mandat présidentiel. Il n’est pas destiné à demeurer tel qu’il a a été nommé jusqu’au terme du mandant de l’exécutif, notamment des 7 ans pour le cas du Gabon.

Le Gabon dont l’actuel président, en exercice depuis 2009, est quasiment à la 6ème année de son second mandat, au compte duquel compte t-il à ce jour trois gouvernements avec, respectivement, comme chefs d’orchestre les premiers ministres Emmanuel Issodje Ngondet, Julien Nkoghe Bekalé et actuellement Rose Christiane Ossouka Raponda, et plusieurs remaniements.

A quelques lunes des prochaines joutes électorales, d’ailleurs très attendues, on apprend, selon des sources très averties et très introduites, que les tractations et négociations sont initiées, tant dans la majorité que chez les acteurs de l’opposition et ceux de la société civile, autour du prochain remaniement ministériel qui pourrait intervenir sous peu.

A cet effet, l’on pourrait s’interroger sur qui, au sein du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda, résistera à ce vent, d’une part, et à quel surprise pourrait-on s’y attendre

Selon les mêmes sources, très proches de la présidence de la République et des Bongo, un siège, et pas de moindre, devrait être fait au trait d’union Bongo-Mborantsuo, notamment Fabrice Andjoua Ondimba, le fils de feu Omar Bongo ondimba et Marie-Madeleine Mborantsuo.

Ce dernier serait proposé à la tête du juteux ministère du budget.

Une fois concrétisé, Fabrice Andjoua Ondimba sera le tout premier Bongo au gouvernement sous l’ère Ali Bongo Ondimba ; et continuerait ainsi à gérer la manne du pays au profit de la seule famille ”éternellement” au pouvoir depuis déjà 50 années revenues et sans discontinuité.

Aussi, à côté des stratégies “bongoistes” visant à assurer et préserver leurs intérêts au sommet de l’État, en nommant les leurs, certains acteurs politiques de l’opposition joueraient t-ils au jeu du plus malin, plus gourmand et d’épouvantail du peuple?

Là, chacun tente de jouer sa carte pour plaire à l’exécutif, tout en espérant être très prochainement à la table du ”roi”. Le retour en cascade de plusieurs opposants au PDG pourrait implicitement dévoiler cette volonté et ce qui s’y cache.

Pour un bref rappel autour du parcours scolaire, universitaire et professionnel, il est à retenir que Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a effectué un cursus scolaire et universitaire sans ambages.

Après un baccalauréat obtenu à Tours (France) en 1996, il rentre au Gabon pour intégrer la faculté de médecine. Une fois diplômé dans ce domaine, il décide de se réorienter dans le domaine de la Finance. Ainsi, il obtient un Master Business of Administration (MBA) en finances de l’École supérieure de gestion de Paris (ESG), qui dès son retour au pays lui ouvre les portes des régies financières.

Il a, tour à tour, occupé les postes de directeurs général Adjoint du Contrôle Financier (2009-2013), de directeur général adjoint du Budget entre 2013 et 2015, puis de directeur général adjoint du Budget et des Finances publiques, poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination en qualité de directeur général de cette administration en 2017 avant d’être confirmé, à l’issue du Conseil des ministres du 31 janvier 2020 jusqu’à aujourd’hui.

Comme qui dirait, ” … un Bongo au pouvoir… c’est le pouvoir des Bongo…”

Dans tous les cas, continuons de vivre ou d’exister en attendant le très attendu remaniement ministériel.

Ulrich O. pour G9INFOS

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