Un duo infernal pour une vision commune.

Depuis l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo en 2018,la donne semble avoir changé du côté du palais présidentiel. Sylvia, Première Dame et son fils Valentin Bongo tiendraient les commandes du pouvoir. Ces deux nouvelles figures de la vie politique gabonaise n’entreront cependant jamais en compétition. Au contraire, ils sont parfaitement complémentaires.

Sylvia Bongo, visiblement très discrète et timide serait un oiseau de nuit qui se lève dès les premières heures de l’aube pour monter la garde d’un pouvoir aux multiples convoitises.

Sylvia et Noureddin Bongo Valentin, cette mère et fils paraissent aujourd’hui incontournables dans l’appareil politique du pays. Sylvia Bongo, née en 1976, est lancée depuis 2009 dans une politique de séduction.

Elle a la lourde de tâche de pérenniser l’œuvre de la défunte Édith Lucie Bongo. Elle a fait de la défense du droit de la femme son combat de tous les instants. Elle mène au quotidien des actions pour changer les conditions d’existence de la femme, et des personnes vulnérables.

Toutefois, cette dame restée toujours dans l’ombre de son époux n’a jamais véritablement conquis les cœurs des membres de la famille Bongo.

Certains parmi eux restent persuadé d’avoir perdu de leur prééminence au sein de l’État et des postes juteux par la faute de cette dernière.

Sylvia serait même soupçonnée de monter des plans qui permettraient de à Nouregdin de succéder à son père dès 2023.

Une partie de l’opinion s’accorde à dire que l’architecte des manœuvres politiques les plus obscures de l’heure a un visage et un nom :Sylvia Bongo. Au Gabon, on a rarement vu une Première Dame s’ingérer des affaires politiques, la raison serait simple et connue :son fils Valentin Noureddin Bongo.

Nommé en 2019 Coordinateur des affaires présidentielles puis évincé en début du mois de septembre en cours, le fils du président Ali Bongo ne cesse de gagner en influence.

En pleine redistribution des cartes au sommet de l’État, le chef de l’exécutif qui a succédé à son père en 2009 après 42 ans de pouvoir a fait appel au grand jour son fils aîné pour l’épauler au sein de la présidence de la République.

Rappelons que cette annonce intervient au lendemain du lancement, mi novembre, d’une vaste opération anti-corruption, baptisée “scorpion”, qui a mené à l’interpellation d’une vingtaine de hauts responsables de l’administration.

Et surtout à celle de l’ancien tout puissant chef de cabinet de la présidence, Brice Laccruche.

Voilà donc un duo infernal incarné par une mère protectrice qui trônerait au palais du bord de mer. Avec une stratégie bien rodée, Sylvia compte surtout aménager un cadre propice pour permettre à son protégé de parachever son ascension.

Derrière son aire très pacifique, la Première Dame du Gabon reste peu tendre avec ceux essayeraient de rôder autour du fauteuil présidentiel qui est toujours resté la chasse gardée des Bongo. La stratégie roulerait pour l’heure à la perfection car Noureddin Bonvo Valentin resterait bel et bien en pôle pour succéder à Ali Bongo dans deux ans.

Par Fredo Le Gaboma

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