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Putsch manqué : L’inquiétude des agents de Gabon télévision

Par le 11 janvier 2019 0 235 Views

Le bureau du syndicat des professionnels de la communication (Syprocom) s’est entretenu avec le vice-président de la république, ce 10 janvier 2018. Au centre des échanges, la sécurité et l’amélioration des conditions de travail des agents de Gabons télévision et Radio Gabon.

Théâtre du putsch manqué du 7 janvier dernier, Gabon télévision en porte encore les stigmates, particulièrement ceux des agents de Radio Gabon présents lors de cet évènement.

 « Beaucoup sont sortis de cette attaque avec des commotions. L’un d’eux a un problème à l’œil, il a  reçu une crosse de fusil au niveau du visage, l’autre a des douleurs au niveau du thorax, l’autre a un genou pratiquement amoché, et la fille sort de là avec un traumatisme psychologique important », relate Edgard Nziembi Doukaga, porte-parole du Syprocom.

La rencontre avec le vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou, ce 10 janvier 2018 a permis aux deux parties de faire le tour de la question ,notamment sur la nécessité d’une prise en charge de leurs collègues, mais surtout sur la nécessité d’apporter une réponse définitive aux  difficulté qui minent le quotidien de ces agents.

« Nous avons estimé qu’au regard du contexte d’insécurité à l’intérieur et à l’extérieur, les directions générales des deux entités doivent au minimum faire transporter les équipes d’antenne qui travaillent le matin et qui travaillent la nuit. C’est ce que prévoit le statut général de la Fonction publique et au regard des spécificités et des contraintes d’horaire de notre métier », précise le porte-parole.

Et à l’instar des questions sécuritaires, le Syprocom a relevé celle relative au statut particulier des communicateurs dont l’application se fait toujours attendre et à la prime de rendement. « À partir de cet instant, nous avons estimé qu’au même titre des autres secteurs qui ont des spécificités, le secteur de la communication devrait être intégré dans le cadre de la modification de l’article 4 du décret 404, conformément à la décision prise par le conseil des ministres du 30 aout 2018 », a précisé Edgard Nziembi Doukaga.

Afin d’apporter une réponse pérenne à ces préoccupations,  le vice-président de la République a assuré de la mise en place imminente d’un comité interministériel sous la conduite du premier ministre.

Par Estelle AMVANE

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