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SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : LES GABONAIS INQUIÉTS

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Les gabonais peu regardants sur la qualité des alimentss exposés dans les marchés et grandes surfaces n’ont qu’à faire attention. Les denrées alimentaires qu’ils achètent parfois, sans faire attention à leur date de péremption, sont des fois périmés. La descente musclée, de la mairie centrale de Libreville et de l’ex procureur de la République, Olivier Nzahou, la semaine dernière, dans les restaurants, établissements hôteliers et grandes surfaces, nous a permis d’en avoir le cœur net.

La descente surprise de la mairie centrale de Libreville et du très désormais ex procureur de la République, Olivier Nzahou, dans les grandes surfaces, restaurant et établissements hôteliers montre qu’il y a bien la présence de produits périmés dans le marché.

Les commerçants, qui vendent les produits dont la date de péremption a expiré, usent de toutes sortes de combines pour passer entre les mailles des filets du service d’hygiène.

LES COMBINES POUR TROMPER

Un employé d’une des plus grandes surfaces de Libreville, révèle que les astuces usitées par les commerçants peu soucieux de la santé des consommateurs sont multiples. ” La direction, envoie très souvent des produits ( cartons en grandes quantités ) avariés ou à 2 jours de la date de péremption dans les magasins. Le DG, donne les directives aux gérantes d’épuiser très vite les stocks avant de toucher aux produits qui sont frais.

Les gérants demandent à leur tour aux vendeurs de sortir les produits des cartons, de les découper, de bien les lavés pour retirer la moisissure et de les mettre dans les sachets qui à leurs tours passeront dans une machine pour retirer l’aire et donner une impression de produit frais.

Ensuite les vendeurs vont avec ces sachets dans le SASS pour reétiqueter les produits. Les garçons chargés du rayon concerné, mettent les sachets dans les rayons. Chaque gérant a un bonus en fin d’année et chacun d’eux a un billet d’avion pour 2 aux frais de la société.

Les chambres froides quand à elles n’ont aucune hygiène bien que ces chambres froides produisent de la glace. En ce qui concerne les produits tels que les Œufs..les filles chargées de ce rayon ont reçu l’ordre de laver les œufs qui ont des asticots dû au fait qu’ils aient été en contact avec les œufs cassés et abîmés.

Trop de choses à énumérer, car même la sciure ( déchet de viande obtenue lors de la découpe en machine) est revendue à certaines commerçantes pour en faire de la viande hachée.

Les agents qui viennent faire le contrôle sont corrompus. Ils exigeaient 250.000 francs CFA pour ne pas envoyer de rapport. Et même la sécurité du personnel dans le magasin n’y est pas. Ceux qui sont chargés de travailler dans la chambre froide n’ont qu’un blouson vert appelé “CANADIENNE “ et une chaussure de sécurité”, renseigne notre homme. Un témoignage accablant.

POUR RÉDUIRE LES DÉGÂTS

La brigade des services d’hygiène est consciente de la présence des produits périmés dans nos marchés. Elle doit multiplier des descentes et de manière fréquente sur le terrain. Objectif : ” évaluer le respect des normes et bonnes pratiques d’hygiène alimentaire ( BHM ) afin de garantir, d’une part, un niveau élevé de protection de la santé et de l’environnement, et d’autre part, d’avoir la traçabilité et la validité des produits utilisés et servis aux consommateurs”.

La population doit également être plus vigilante, quand elle achète des produits qui sont consommés, pour qu’elle ne soit pas roulée par des commerçants peu soucieux de la santé publique et particulièrement de celle des consommateurs.

Pierre Parfait Mbadinga

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