Vue de la ville de Bitam

Dans le cadre de la campagne de vaccination lancée par les autorités dans le cadre de la lutte efficace contre le coronavirus, les populations de Bitam se ruent massivement vers le centre médical pour se vacciner. Ce vaccin très controversé alimente les débats dans le septentrion, et certaines personnes avisées auraient déjà trouvé la solution pour se prévenir des éventuels effets indésirables :“l’Essop” (bois amer).

Que se cache-t-il dernière  le vaccin ? La question est posée par une bonne partie de l’opinion publique. Il n’est pas rare d’entendre dans les conversations, les gens tirer à boulets rouges sur le produit supposé permettre un retour à la vie normale. Pour donc se mettre à l’abri des suspicions, nombreux sont ces jeunes qui consomment l’écorce d’un arbre bien présent dans la forêt locale.

Il s’agit de “l’Essop”, en langue fang. Ce bois très amer possède des vertus thérapeutiques exceptionnelles. “ Après ma vaccination, j’ai mangé “l’Essop” pour anéantir ce vaccin. Ce bois amer possède également des pouvoirs mystiques”, déclarait un habitant du quartier Mongomo 2. Dans la ville des trois frontières, “l’Essop” se partage désormais comme des petits pains. Combien croque un morceau avant de recevoir la dose de vaccin ?

Le phénomène devient viral et prend surtout de l’ampleur. Il faudra se rendre à Bifilo-Ossi pour voir la bousculade et comprendre la motivation qui anime les “bitamois” dans le cadre de cette campagne de vaccination. Comme l’antidote d’un vaccin polémique, “l’Essop” se présente à Bitam comme le remède dissipateur de toutes les suspicions possibles.

Par Igor NGOMA

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