L'extérieur/jour de Gabon Autosur

Gabon Autosur est en proie à une crise sans précédent depuis plusieurs semaines. Comme si cela ne suffisait pas, la structure a été contrainte de fermer ses portes, une décision prise par le Copil et qui serait consécutive au non-respect des mesures barrières dans la lutte contre le covid-19. Un fait qui vient envenimer le climat délétère qui règne déjà entre les employés et la hiérarchie.

Que se passe-t-il réellement à Gabon Autosur ?

La question vaut sans conteste son pesant d’or au moment où la fracture déjà existante entre les employés et la hiérarchie semble s’amplifier davantage. Toutefois, indiquer la hiérarchie de Gabon Autosur serait peut-être amputer l’entière responsabilité de la crise à tout le monde.

Or, les grognes à répétition observées dans cette boîte font ressortir sans cesse le nom du nouvel administrateur général adjoint qui serait devenu le bourreau des agents.

“Notre nouveau patron prend des décisions qui ne nous arrangent pas. Il a équipé son bureau de nouveaux fauteuils, une nouvelle gazinière et bien d’autres choses encore sans pourtant se soucier de notre bien-être”, a indiqué Yannick Missonniet, agent contrôleur.

Yannick missonniet agents contrôleur

D’après ce qui nous revient, les agents reprochent à leur nouveau patron l’opacité de sa gestion. Les employés qui sont chaque jour à pied d’œuvre pour renflouer les caisses de la société sont loin d’être traités à leur juste valeur. Ces derniers déplorent des conditions de travail exécrables auxquelles ils font face au quotidien.

“ Il a loué un nouveau véhicule pour ses propres besoins alors que la société possède déjà un pour divers services. Il fait des dépenses inexplicables et c’est pour nous dire par la suite qu’il n’y a pas d’argent dans l’entreprise. Dans notre agence ici à la Sorbonne,il n’y a pas de toilettes, les locaux sont dans un état de délabrement avancé”, a-t-il poursuivi.

C’est donc une situation de non- retour qui est amorcée entre les employés et leur administrateur général adjoint, et le dialogue, seul outil pour un apaisement serait loin d’être d’actualité.

Face à cette situation, on se dirigerait sans doute donc vers le paroxysme d’un litige débuté au lendemain de l’éviction de l’administrateur général sortant qui semblait prêter une oreille attentive aux préoccupations ouvrières.

Dialogue mis sous terre, portes de l’agence fermées par le Copil pour non respect des mesures barrières ; l’anarchie a désormais pris le contrôle à Gabon Autosur.

Dur et surtout fidèle à ses princes jugés non orthodoxes par les agents de la boîte, l’administrateur général adjoint brillerait de par son arrogance débordante, une radicalité farouche et le mépris, il en a fait un art et surtout une arme pour l’instauration de son autorité désavouée dès les premières heures de son arrivée.

Faute d’une étoffe et d’un charisme, notre administrateur ne serait-il pas entrain d’afficher ses limites dans le management ? Sans doute ! Même dans un capitalisme à l’ancienne, l’employeur se serait passé des agissements qui frôlent le ridicule.

Où en est-on avec l’État de droit lorsqu’on observe des compatriotes traînés par un individu foulant aux pieds les règles du code du travail? Comment justifier aujourd’hui le silence assourdissant des autorités compétentes du pays?

Curieusement au Gabon, ce genre de préoccupation fait toujours appel au néant ! À quand l’épilogue du bras de fer engagé à Gabon Autosur?

Fredo Le Gaboma

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