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VŒUX DU PRÉSIDENT DU CONSEIL GABONAIS DU PATRONAT POUR LE GABON

Par le 31 janvier 2020 0 149 Views

Président du Conseil Gabonais du Patronat ( CGP ), Francis Jean-Jacques Evouna a présenté ses vœux pour un Gabon prospère. Un cheminement pour améliorer le climat politique, économique et social, et financier. Nous publions ci-dessous l”intégralité de ses vœux.

VOEUX DE FRANCIS JEAN-JACQUES EVOUNA, PRÉSIDENT DU CGP, POUR UN GABON PROSPÉRE

” La Bible déclare : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même.” Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous allez vous entre détruire. Vous en effet, mes frères, vous avez eté appelés à la liberté ; seulement que cette liberté ne se tourne pas en prétexte pour la chair, mais pour la charité. Mettez vous au service les uns des autres.

SUR LE PLAN POLITIQUE

Il faut répondre aux défis qui nous sont posés, ceux qui questionnent notre capacité même à faire société nécessite un travail d’une autre sorte. Il s’agit de combattre à la racine ce qui divise, stigmatise, morcelle, émiette et oppose. Il s’agit de pointer ce qui exclut et humilie.

Outre cela, il s’agit de proposer de nouvelles pistes, d’avancer sur un nouveau chemin pour en positif, lutter contre l’implosion de notre société. Ce qui revient à donner la parole à celles et ceux qui ne sont constamment pas à la critique, mais souhaitent contribuer à construire la voie d’un projet de société du partage, du commun et du vivre ensemble.

Ma conviction ne se situe pas sur le plan de la morale. Je reste absolument convaincu qu’une société dans laquelle le droit prime, et où la démocratie est érigée en principe en toutes circonstances est une société mieux armée pour répondre aux enjeux de son temps et aux périls qu’elle doit affronter. Il y a donc urgence à laquelle nous sommes donc tenus, celle de bâtir ensemble les bases progressistes d’un nouveau projet de société, d’un nouveau Gabon

Il faut pouvoir comprendre et articuler la liberté, l’égalité, la responsabilité, l’opposition entre une élite dite éclairée et les masses que l’on semble dans l’ignorance.

SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

Dans ma conception du Gabon mon pays, il y a lieu de donner un sens aux actions et au travail des gabonaises et des gabonais, les remobiliser autour d’un projet commun, éclairer l’avenir. Ceci permettra, de façon quasi simultanée car il y a urgence de travailler tous ensemble à la compétitivité du pays et de faire accepter les efforts que tout le monde doit faire, y compris et surtout la puissance publique qui représente 51,6 % du PIB, soit un peu plus de 10 points par rapport aux autres pays de la région CEMAC.

Il nous faut comme premier objectif, d’abord créer des richesses, des efforts individuels et collectifs conjoints, et enfin le partage des richesses et/ou des emplois. Si l’on veut réconcilier l’économique et le social gabonais, il faut donner un sens à nos efforts de compétitivité en réglant prioritairement la dette intérieure de l’État vis à vis des entreprises opérants au Gabon, car il n’y a pas de pays sans économie, et il n’y a pas d’économie sans entreprises performantes et dynamique.

Notre pays fait trop de politique politicienne. Il faut donner un sens à notre travail, et les faire partager par tous. La compétitivité est bien sûr fondamentale mais ce concept est sec, purement économique, loin de l’humain et même anxiogène, car le commun des mortel assimile souvent compétitivité avec baisse de salaire ou perte d’emploi. Et, perçue dans son état brut, elle n’entraîne pas les foules et ne décuple pas d’énergies.

À l’inverse, la compétitivité pour atteindre un Cap ou réaliser un rêve permet de donner un sens aux efforts, au travail et combat de tous. Designer un objectif me semble beaucoup plus efficace et même indispensable dans un projet collectif qui demande des efforts de tous ( entrepreneurs, fonctionnaires, salariés etc ..) afin de partager ce fameux projet économique et social pour le Gabon et pour les gabonais, et de faire accepter cette nécessité de compétitivité pour la croissance qui est la.muse bienfaitrice de l’économie.

D’où l’importance du Cap, pour la motivation et pour demander les efforts aux gabonais : temps de travail, âge de la retraite, refonte du dialogue social, flexisécurité. Il nous faut donc régler en urgence les problèmes du pays. En lui donnant à la fois un Cap, la compétitivité, la confiance et la cohésion, pour recréer cette fameuse croissance qui permettra de régénérer de l’emploi pour nos compatriotes et la richesse pour le pays, car comme pour une entreprise privée, la croissance est le.mot magique, à la source de bien des solutions, l’Alpha et l’Omega de l’économie.

Il a pour conséquence dramatique sur l’emploi, qui est sans doute le problème numéro un à régler au Gabon par le truchement du paiement de la dette intérieure de l’État vis à vis des entreprises. Nous devons savoir qu’un chômage de masse n’est pas tenable durablement pour un pays, car il entraîne, sur le plan humain des drames et des injustices de toutes natures. Il génère des pertes de repères chez les jeunes qui sombrent parfois dans la délinquance, comme nous le constatons tous les jours. Il génère aussi le désespoir et parfois la déchéance chez les plus âgés.

SUR LE PLAN FINANCIER

Le chômage est un fléau pour le pays, car plus il augmente, plus il coûte cher à l’État, ce qu’accroît le déficit , et par conséquent oblige l’État à augmenter impôts, taxes et charges diverses sur les ménages et surtout sur les entreprises, ce qui renchérit le coût du travail, rend nos entreprises moins compétitives, qui in fine, vont moins embaucher, voire débaucher.

Un cercle vicieux peut s’amorcer très vite si nous n’y prenons garde. Si le Gabon notre pays était une entreprise privée, il serait en dépôt de bilan, ou il aurait déjà disparu. Il faut redéfinir nos politiques économiques. Il nous faut un nouveau modèle économique , un nouveau modèle social etc…

Tels sont mes vœux pour mon pays le Gabon, pour l’année 2020. Que cette nouvelle saison nous soit propice à tous égards, sans oublier nos partenaires.

Bonne et heureuse année 2020 “.

Francis Jean-Jacques Evouna

Président du Conseil Gabonais du Patronat ( CGP )

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