Voilà plus d’un an aujourd’hui que le Gabon est fortement ébranlé par la crise du Covid-19.Des comités de pilotage pour la gestion de cette crise ont été mis en place dans chaque province du pays. Au Woleu Ntem la gestion de la crise semble être gérée différemment selon les régions. Un fait qui interpelle et qui frustre qu’on soit d’une région à une autre.

Dans la province septentrionale, certaines populations semblent subir davantage les effets de la crise que d’autres. Les mesures restrictives sont plus applicables dans certaines régions par rapport à d’autres. Si l’heure du couvre-feu continue d’être respectée, l’applicabilité des autres mesures varie selon les milieux, créant ainsi une incompréhension totale.

À Bitam, c’est plutôt un buffle qui est tenu par les cornes. Les transports en commun sont sommés d’embarquer trois clients au lieu de quatre, et c’est le porte feuille du citoyen qui subit. Au centre ville de Bitam, les tarifs ont été multipliés par deux. Une situation qui profite largement aux transporteurs même si leur temps de travail a été réduit du fait de l’heure du couvre-feu qui intervient désormais à 18 heures.

Mais c’est surtout le silence accablant des autorités municipales qui inquiète et la non réaction surtout l’impuissance des populations qui peut surprendre.

Les débits de boissons opèrent étrangement, étant ouverts, les bars de Bitam sont caractérisés par un vide sur les comptoirs et la boisson est servie en isolement, seuls les plus téméraires déjà dans un état second exhibent les bouteilles de «Regab» au vue de tous.

Les boîtes de nuit et snacks bar sont dans les oubliettes depuis une éternité. Les patrouilles de police ratissent le terrain pour faire respecter les heures de couvre feu.

Ces exigences visent à faire respecter les recommandations du gouvernement dans la lutte contre le Coronavirus même si la situation épidémiologique est loin d’être préoccupante dans la ville des trois frontières.

Toutefois, à Oyem par exemple, la situation est toute autre. La ville vit à un rythme normal, les taxis continuent d’embarquer quatre clients comme d’habitude. Le quotidien des oyemois en journée reste très paisible comme à la belle époque. Les débits de boissons sont ouverts et les clients s’éclatent sans état d’âme, le port du masque est devenu une émanation personnelle, aux heures de pointe, les regroupements de personnes sans masque de protection pour certains à l’attente d’un véhicule sont visibles à perte de vue.

Alors que le nombre de cas de contaminations à Oyem est largement supérieur à celui du reste de la province.
C’est une confusion combinée à la frustration qui anime les populations qui acceptent de vivre cette situation avec la mort dans l’âme

Le virus continue de circuler et une gestion équitable de la crise entre régions est plus que jamais souhaitée par l’ensemble des populations septentrionales.

Arthur Asseko, Correspondant G9INFOS WOLEU NTEM.

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