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FRAIS DE SCOLARITÉ : UN VÉRITABLE CASSE TÊTE POUR LES GABONAIS

Par le 1 octobre 2019 0 208 Views

C’est la rentrée et le retour dans les salles de classe des élèves est conditionné par le paiement de leur scolarité par les parents. Et au Gabon les parents d’élèves dénoncent de façon assez crue la cherté de l’école gabonaise et les risques pour “l’ascenseur social”. Éclairage sur ce phénomène qui constitue un obstacle à l’éducation de nombreux enfants.

“Les vacances sont finies et je cherche encore comment payer la première tranche des frais de scolarité de mes 3 enfants, âgés de 5, 7 et 13 ans”, lance Frédéric, un gabonais de 39 ans. Comme de nombreux parents du pk8, quartier de Libreville, Pierre tire le diable par la queue maiis doit se battre pour envoyer ses enfants à l’école. ” C’est une véritable gymnastique mentale. Tous mes enfants sont scolarisés dans des établissements privés. Les frais de scolarité sont chers. Chaque rentrée des classes, je fais face au même problème après l’achat des fournitures, chaussures et uniformes scolaires, l’argent manque pour les frais de scolarité des enfants”.

Les parents d’élèves dénoncent la multiplicité des frais qu’ils doivent payer pour la scolarité de leurs enfants. Pour l’inscription ou la réinscription, il faut débourser une somme de 10.000 francs CFA, l’uniforme scolaire 15.000 frs, la tenue de sport qui est à changer chaque année est à 10.000 frs, une enveloppe imprimée 1000 frs, les frais pour l’association des parents d’élèves 3000 frs, a cela s’ajoute une de rame de papier et une boite de craie. Une situation qui n’enchante pas les gabonais lambdas en ces temps de conjoncture économique.

Certains parents d’élèves dénoncent par ailleurs l’instauration des cours de soutien obligatoires et payants, la vente des effets scolaires à l’établissement. À prendre ou à laisser. Dans tout le pays, les écoles privées sont des entreprises qui fonctionnent à plein temps. Les inscriptions se font même en ligne dans certains établissements secondaires. L’orientation des élèves au sein des collèges et lycées privés est souvent une contrainte due à l’insuffisance d’établissements publics. Les gabonais cherchent encore les nouveaux établissements publics qui auraient dû être construits par l’Agence nationale des grands travaux (ANGT).

Vany Corso Sima Ella

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